Gibiers facils. Brebris sans berger. Aujourd’hui, Nos têtes ne valent plus rien, contre mille gourdes autrefois. Les assassinats, les massacres, des cas d'execption, jadis, sont devenus notre quotidien. Nous sommes livrés à nous-mêmes, impuissants. Car, si même la Police est défiée, que feraient de simples citoyens pour se défendre, face à l'arsenal des bandits puissants et sans limite? Les bouchers sont partout. Et ils ont le soutien des bergers, supposés se battre pour protéger le troupeau. Mais, ils se taisent. Ils participent même à nos égoregements quotidiens. Car, bon nombre d'entre eux travaillent en tête à tête avec nos bourreaux armés. Nos dirigeants, de facto ou légaux, sont arrogants et sans gêne. En témoignent les récentes déclarations de la ministre de justice de facto, Emilie Prophète. Cette intellectuelle, chercheuse de pain, prostituée, pour ainsi dire l'artiste engagé Kébert Bastien, a étalé toute son incompétence au micro du journaliste Yv...
Aucun événement désastreux n’est que douleur : Il y a toujours un cadeau, des avantages, des leçons importantes à en tirer. De grandes décisions sont prises après des catastrophes naturelles, des failles au niveau d’un système quelconque. Sur le plan personnel, le caractère se forme dans ses moments difficiles. On apprend, peut-être, des leçons qu’on aurait dû apprendre dans des conditions dites normales. Dans le contexte de l’assassinat du président de facto, Jovenel Moïse Haïti a tout à gagner. Mais, l’histoire nous a prouvé que nos dirigeants n’ont profité d’aucune occasion afin de repartir sur des nouvelles bases. On peut citer à titre d’exemple le tremblement de terre du 12 Janvier 2010. Ce séisme dévastateur, qui avait fait plus de trois cent mille (300 000) morts, avait mis à nu la non-applicabilité des normes de construction. Le cataclysme avait aussi prouvé le laxisme des dirigeants, notamment ceux du service de génie au niveau des mairies du pays. Et de...