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Réginald Boulos, instigateur de nos malheurs, se moque de ses employés


Réginald Boulos ne cesse d'étonner. Dans le mauvais sens, bien sûr. Il prend la peau d'un ange, étant démon, pour manipuler ses employés, lui qui est en pleine pré-campagne électorale. Il veut, à mon humble avis, leur faire croire qu'il les bénit. Ces gestes pour la rentrée scolaire est comme la manne venue du ciel. Quelle audace!

La semaine dernière, le groupe Boulos sort un communiqué. Dans ce document, Réginald Boulos annonce avoir octroyé deux cents (200) dollars à chaque employé. Objectif: répondre à certaines exigences, pour la rentrée scolaire. De plus, il y a un ajustement de salaire de 10%. Avec un salaire de dix mille (10.000) gourdes, ça fait exactement Onze mille (11.000) gourdes. Que peut-on réaliser avec de tels salaires, surtout pour des pères et mères de famille? C'est une initiative louable, dirait-on. Les plus naïfs et les plus emotionels seulement parleraient ainsi. D'ailleurs, ils augmenteraient les prix de ses produits. Donc, il reprend, vite fait, et les deux cents (200) dollars et les 10% d'ajutement salarial. C'est comme passer une écriture bancaire: on fait le dépôt aujourd'hui, et le retrait demain ou quelques jours plus tard.

La vie en Haïti commençait à se dégrader de la pire des manières avec l'arrivée de l'équipe PHTK, imposée par Réginald Boulos et la communauté internationale. Réginald se la coulait vraiment douce, avec des contrats faramineux de vente de véhicules à l'État que seul lui peut obtenir. Ce qui ne laisse aucune possibilité aux autres entreprises de la classe moyenne d'émerger correctement. C'est cette logique créole qui tient : Pa gen kote pou de (2) rara danse la a.

À mon avis, c'est de la poudre aux yeux. Et on devrait se poser la question, à savoir, quand était la dernière fois les employés de Réginald Boulos avaient eu un ajustement salarial, compte tenu du coût de la vie? Il faut rappeler que le Code du travail, en son article 137, prévoit d'ailleurs des ajustements périodiques en « fonction du coût de la vie ou toutes les fois que le taux d'inflation accuse une augmentation d'au moins 10% sur une période d'une année fiscale ». S'il le fait régulièrement, il faut comprendre qu'il le reprendra au centuple, minimum, d'une façon ou d'une autre. Car, il contrôle presque tout au sein des gouvernements qui se sont succédé. Sinon, tu n'es pas digne de diriger. Et les témoignages de l'ancien sénateur Jacques Sauveur Jean le confirme bien. https://youtu.be/FBwfYSUuYmM

Il est bien encré en Boulos d'imposer des présidents. Sous Martelly, il s'était tu devant la misère du peuple (Lisez Où était Boulos sous Martelly). Et, avec Jovenel Moïse, il était on ne peut plus clair: J'ai aidé Jovenel à être là où il est. À quelle fin? Afin de pouvoir contrôler certaines institutions publiques, de quoi faire fructifier ses millions. L'ONA par exemple. S'il paie ses dettes, c'est pour mieux s'enrichir, vue son influence au sein de l'administration publique. Donc, si tout le monde avait accès au crédit de l'ONA, Réginald Boulos n'aurait même pas besoin d'accorder des subventions à ses employés. S'il les payait comme il le devait, ces derniers auraient été en mesure de bien s'assumer. Et si Réginald Boulos ne nous avait pas imposé cet imposteur, menteur, usurpateur de titre, ce corrompu de Jovenel Moïse, les fonds Petrocaribe auraient servi à améliorer notre condition de vie. Mais, non! il devait continuer à jouir de ses investissements en Jovenel Moïse, notamment. Et les manipulateurs, profiteurs de la trempe de Régind Boulos aiment bien se faire voir comme bon patron.

Boulos ne saurait être bon envers ses employés, qui manquent de tout. Mais, jamais les bandits qu'il entretenait. Le patron de Delimart, instigateur de nos malheurs, a été le pourvoyeur par excellence de "Ti Hougan", ancien puissant chef de gang de Cité Soleil. Réginald Boulos vantait toujours que son protégé faisait du social. Comment un bandit peut faire du social? Impensable! Cependant, son probable homme de main n'avait jamais manqué de munitions, lui qui ne travaillait pas. N'était-ce pas un moyen voilé de lui alimenter en armes et munitions? Un bandit qui ne travaille pas, mais qui ne manque de rien, grâce au bon coeur de Réginald Boulos. Heureusement les grands esprits ont tout compris. Bref!

En faisant don de deux cents (200) dollars à ses employés pour la nouvelle année scolaire, Réginald Boulos ne fait que retourner des miettes des taxes profitées de l'ONA.

Mon corps aux chiens, mon âme à Dieu, et ma plume à ma conscience.

Crédit Photo: Haiti Libre. 

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