Accéder au contenu principal

On n’est pas au bout des scandales !

 
Crédit Photo: Google

De scandale en scandale, Haïti fait sa décente aux enfers. Avec un président inculpé dans le blanchiment d’argent, élu avec seulement 590 927 voix sur 6 millions d’électeurs sur la liste électorale, on ne peut espérer grand-chose. Pire encore, le gouvernement est formé d’incompétents, de ministres  et directeurs généraux au service du parlement. « Ala ti pèp pagen chans papa ! », dirait-on.

Dans ce Pays, on est loin d’atteindre certains objectifs. Ceux qui dépensent les derniers publics, l’argent des contribuables, sonne sont le berger, à l’instar du Petit David, qu’ils prétendent être. Si étant David, on a peur de Goliath, quel espoir pour ceux qui espèrent la fin de certaines pratiques ?

Bon, tout koze pou pale. Si AgriTrans ne fonctionne plus, comment  va t-on procéder pour rembourser l’Etat Haïtien ? Sera-ce avec de l’argent sale, puisque le président, le propriétaire de cette entreprise, est inculpé dans le blanchiment des avoirs, selon le rapport de l’UCREF? J’ai comme l’impression que cette entreprise de production de bananes était juste un masque pour donner au président l’allure d’un homme de bien, un progressiste. Pourtant, il est tout, sauf un homme de bien. Car, les hommes de bien ne profitent jamais de la misère de ceux qui sont dans le besoin. Le président de la république dit qu'il ne veut personne profiter de la misère des sinistrés du grand Sud pour faire de la politique. Pourtant, il y a six mois, il en avait profité pour mener campagne. Des sachets d'eau, des kits alimentaires avec le logo de votre parti politique, c'était juste de l'aide humanitaire?

J’aime souvent répéter ce dicton : « Le temps est sage, et révèle tout ». Qui aurait cru que Pierre Esperance recevait la coquette somme d’un million cinq cent mille gourdes du BMPAD? Je salue le courage de Marie Yolène Gilles, mais je la condamne pour avoir caché tant de choses dévoilées aujourd’hui dans sa lettre de démission. Par exemple, elle dit  que « Pierre Esperance a choisi de ne pas se mettre en règle avec le fisc pendant trois ans ». Et s’il n’y avait pas ce scandale, n’aurait-elle pas caché cette information ?

Le temps sera toujours là, il faut donc s’attendre au pire. Bon, et si Pierre Esperance décidait de dévoiler certaines vérités au sujet de Marie Yolène Gilles ? L’ancienne responsable de programme du RNDDH, serait-elle en mesure de se défendre ?

En tout cas, les dossiers existent, parce qu’ils ont été constitués. Alors, il faut seulement chercher, car le public attend.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Haïti, l'abattoir à ciel ouvert!

Gibiers facils. Brebris sans berger. Aujourd’hui, Nos têtes ne valent plus rien, contre mille gourdes autrefois. Les assassinats, les massacres, des cas d'execption, jadis, sont devenus notre quotidien. Nous sommes livrés à nous-mêmes, impuissants. Car, si même la Police est défiée, que feraient de simples citoyens pour se défendre, face à l'arsenal des bandits puissants et sans limite? Les bouchers sont partout. Et ils ont le soutien des bergers, supposés se battre pour protéger le troupeau. Mais, ils se taisent. Ils participent même à nos égoregements quotidiens. Car, bon nombre d'entre eux travaillent en tête à tête avec nos bourreaux armés. Nos dirigeants, de facto ou légaux, sont arrogants et sans gêne. En témoignent les récentes déclarations de la ministre de justice de facto, Emilie Prophète. Cette intellectuelle, chercheuse de pain, prostituée, pour ainsi dire l'artiste engagé Kébert Bastien, a étalé toute son incompétence au micro du journaliste Yv...

Fanel Delva : de chauffeur de Tap Tap à journaliste !

Ma mère, après la mort de mon père, pouvait à peine nous donner à manger, mon frère ainé et moi. Faute de moyens financiers, elle nous avait envoyé au Cap-Haitien, chez nos oncles et tantes. J’ai connu des difficultés énormes. À une époque, je pouvais aller à l’école sans pouvoir me rendre à l’église : Les chaussures appartenaient à un de mes cousins, qui s’en servait, lui, pour aller à l’église. Je me suis battu pour vivre avec l’aide inconditionnelle de mes oncles et tantes, qui devaient, eux aussi, s’assurer de l’éducation de leurs enfants. Un de mes oncles avait une camionnette. J’en étais le chauffeur certaines fois, question de donner ma participation. Presque tous les dimanches, je faisais le trajet Cap-Haitien/Limbé. Arrivé en terminale, je n’ai pas pu passer plus de trois mois en salle de classe. On m’avait chassé de l’école parce que je ne pouvais pas payer les frais scolaires. Et comme je devais subir les examens d’état, je continuais à étudier chez moi. J’a...

Vivre en Haïti, c’est frôler la mort au quotidien

Crédit Photo: Photographe inconnu   Rien n’est sûr dans ce pays. Pas même la montée du drapeau. Vivre dans ce coin de terre, est le choix du vrai combattant. Ce dernier doit se battre contre l’insécurité, le non-accès aux soins de santé, le chômage, des propositions indécentes, le manque d’infrastructures routières. Ici, toutes les conditions sont réunies pour mourir toutes les soixante secondes. Nos routes et véhicules Piétons et automobilistes partagent le même espace. Le trottoir, étant occupé par des détaillants, prendre la chaussée reste l’unique alternative. Ce qui revient à dire que des vies humaines sont exposées, au manque de vigilance de certains conducteurs. Que dire de l’état de certains véhicules ? Ils sont des carcasses roulantes. Ces « véhicules » circulent librement sous les yeux des agents de la Direction Centrale de la Police Routière, DCPR, sans feux avant, encore moins d’avertisseurs sonores. Et que dire des installations électriques vi...